Casque belge M51
Le casque M51 belge (officiellement désigné sous le nom de T-21) est un casque de combat en acier emblématique. Il a équipé les Forces armées belges (ABL) du début des années 1950 jusqu'aux années 1990. C'est une variante européenne directe (ou "clone") du légendaire casque américain M1 de la Seconde Guerre mondiale.
Caractéristiques principales et conception
- Système en deux parties : Tout comme le modèle américain, le M51 se compose d'une bombe lourde en acier (coque extérieure) et d'un sous-casque léger et amovible (liner).
- Matériau : La coque extérieure est fabriquée dans un alliage d'acier au manganèse très résistant.
- Sous-casque : Les premiers modèles (années 50) possédaient un sous-casque en résine et fibres de textile. Les versions ultérieures (à partir des années 70) ont reçu un intérieur en PVC moulé ou en thermoplastique facilement réglable.
- Marquages : De nombreux casques d'origine se reconnaissent au petit drapeau belge (autocollant ou peint) sur le côté gauche. Les fabricants belges les plus connus étaient UMAL et VDN.
Couleurs et variantes
Le casque était produit ou repeint dans des couleurs spécifiques selon son affectation :
- Vert olive (Olive Drab) : La couleur standard pour la Force terrestre et les troupes opérationnelles. Souvent porté avec un filet de camouflage ou un couvre-casque au célèbre motif "Jigsaw" belge.
- Bleu marine / Bleu foncé : Utilisé par la Force navale (Marine) et l'ancienne Gendarmerie pour le maintien de l'ordre.
- Bleu clair : Cette variante est très courante sur le marché du surplus militaire. Bien qu'on la confonde souvent avec des casques de l'ONU, ce bleu clair spécifique était principalement utilisé par la Force aérienne et la Protection civile.
Statut actuel
Au milieu des années 1990, le M51 en acier a été définitivement remplacé par des casques de combat modernes en Kevlar (notamment de la marque Schuberth). Aujourd'hui, le M51 est une pièce de collectiontrès populaire et abordable dans le monde de la militaria, et il reste très utilisé pour les reconstitutions historiques.

